Quand on leur demande de définir leurs vins, ils répondent : OVNI et ça tombe bien, ça leur sied à merveille. 

O de

V in 

      N ature 

            I ntelligent

Guillaume et Charles Soulier, 26 et 27 ans, se sont installés à Saint-Hilaire d’Ozilhan dans le Gard il y a trois ans. Passionnés par le vin, fils de viticulteur, ils se sont lancés dans l’aventure sur les terres qui les ont vu naître. A Saint-Hilaire, ils ont racheté huit hectares en Côtes-du-Rhône Villages, auparavant propriété du père.

A les observer, chacun semble avoir son domaine de compétence mais leur binôme est bien complémentaire.

Guillaume (à gauche sur la photo), paysagiste de formation, passe énormément de temps dans les vignes. Paillages, mises sur échalas, soins de la vigne, il gère aussi les moutons en pâture sur leurs parcelles et le cheval qui aide au labour. 

Charles ( à droite sur la photo), c’est levinificateur. 

Sa maîtrise en viticulture et oenologie puis son passage au Mas de Daumas Gassac dans l’Hérault l’ont formé au chai, « laboratoire » de leur récent travail qui promet déjà.

Ils sont jeunes et leurs vins aussi, cette année ils fêteront leur deuxième vendange. En 2015, ils ont produit 10 000 bouteilles. Du blanc, du rosé, du rouge et une centaine de bouteilles de Carthagène pour faire parler le terroir! 

Une année 2015 qui leur a réussit, les vins sont équilibrés, élégants avec un « je-ne-sais-quoi » de différent, leur signature peut-être.

 Le blanc, est un pur Ugni-blanc. Au nez, des arômes de pommes cuites, un côté cidre, fruits cuits. Un nez différent des classiques agrumes ou litchi.

En bouche, c’est minéral, de la fraîcheur, belle acidité ce côté cidre qui revient, c’est frais et gourmand. 

9 mois de barriques. 

 

Le rosé, ahhhhhhh le rosé! Une couleur tuilée, un nez de grenade, fruits confits, sur l’évolution, c’est complètement en dehors des clous, pas de rosé piscine, un rosé de gastronomie, pour les connaisseurs ou ceux qui cherchent une jolie émotion. (C’est un peu mon coup de coeur, j’avoue!). 

En bouche on reste sur le fruit confit, c’est rond, c’est soyeux, de la fraîcheur, un équilibre sur l’acidité et l’alcool. 

 

Le rouge, 70% de syrah, le reste assemblage de divers cépages locaux. Nez de cassis, mûre, épice, légèrement boisé. En bouche, l’attaque est souple, sur les fruits noirs, tanins encore légèrement accrocheurs forcément mais c’est déjà gourmand, une belle structure. 

 

Et la carthagène… rose!  Un nez déjà ranciot, abricot compoté. En bouche, l’équilibre! de la fraîcheur, pas trop de sucres ni d’alcool. Une jolie petite bouteille à servir avec des plats cuisinés ou sur une pâte persillée pourquoi pas comme un roquefort… 

LA   NATURE    AVANT    TOUT. . .

L’idée des Frères Soulier c’est de revenir aux fondamentaux, de traiter le moins possible, en bio ou à l’aide de préparats  en biodynamie et de tisanes, intervenir un minimum dans la vigne et sur les sols pour les laisser s’exprimer. 

Certains diront qu’ils sont fous, que c’est une mode… ou que ça ne marchera pas. D’autres observent, tentent aussi… les consommateurs sont au rendez-vous car le retour au « bio » et au « naturel » ça n’est pas un mythe, c’est pour de vrai.

 Ils rejettent les labels car ils n’ont pas « trouvé » celui qui leur correspond vraiment. S’ils n’ont pas la mention bio sur leur étiquette c’est un choix. 

Pourquoi manger des tomates bio, des concombres moches et non traités, faire pipi dans des toilettes sèches et ne pas tester le vin nature?

Ça sent mauvais? ça peut… ça n’est pas automatique et surtout ça s’explique et mieux! l’odeur s’en va.

C’est digeste? oui.

C’est bon? bien sûr! Le fruit est à l’honneur, c’est « glouglou » comme on dit, très jus de fruit, mais ça peut aussi avoir plus de structure et de matière comme un vin « traditionnel ». 

C’est un peu un mélange de tout ça qui rejaillit dans les vins des deux Frères et de leur volonté de replacer la nature au centre de tout. Fini le vin nature « expérimental », c’est bien fait, c’est réfléchit, c’est intelligent et ça vaut le coup surtout… On est pas tous obligé de boire que de la Romanée-Conti…

Il semblerait que ces quarante dernières années, on nous ait appris à :

-consommer débile,

-boire chimique,

-manger chimique,

-se griller le cerveau avec un téléphone portable,

-polluer les nappes phréatiques avec du Monsieur Propre

-mourir d’un cancer à 45 ans

mais EUREKA! la nature est toujours là, abîmée comme nous, mais encore vaillante et certains semblent avoir envie de la réveiller… 

 

 

 

 

Pour VITE goûter les vins des Frères Soulier:

11 rue des Remparts 30210 Saint-Hilaire d’Ozilhan. 07 86 40 24 99

A Montpellier: Péché divin, caviste.

A Paris: Mamagoto, restaurant, 5 rue des petits hôtels, Paris 10. 

Sinon, contactez-moi!