C’est fou depuis que j’ai commencé ma reconversion dans le vin, le nombre de personnes qui trouvent ça génial et qui me répondent souvent « moi, le vin, je n’y connais rien ». 

Bon, ben c’est pas dramatique, sachant que c’est une débutante qui écrit vous allez voir il y a quelques astuces qui pourront vous aider à découvrir le vin rapidement et vous aider peut être lors d’une dégustation ou d’un repas entre amis à vous sentir plus à l’aise avec ce doux breuvage. 

C’est parti donc quelques « commandements » à la sauce « La Divigne »... je pense qu’il peut y en avoir 200 mais on va essayer d’être efficace 🙂

1- DU   VIN    CHEZ     LE    CAVISTE     TU   ACHÈTERAS

Soutenons-les!

A Paris ou ailleurs ils sont nombreux à proposer des vins français et étrangers. Des sélections qu’ils font souvent eux-même, avec envie et plaisir. 

Dans leurs cavernes d’Ali-baba, vous pouvez parfois trouver des trésors à des prix défiants toute concurrence et surtout de belles découvertes à partager entre amis.

C’est surtout son métier, au caviste, de vous conseiller! Alors le premier commandement c’est de privilégier au maximum vos achats de vins chez eux (ou au domaine pour ceux qui peuvent) plutôt qu’en grande surface ou à la supérette du coin. 

Moins de déception, des prix corrects, pour 10 euros vous pouvez déjà trouver de bonnes bouteilles. 

Cinq minutes suffisent, il choisit pour vous si vous êtes perdu(e) et surtout vous donnera des informations sur le vin, le vigneron, voir même une petite anecdote sympa à partager ensuite avec les personnes à qui vous offrirez ou partagerez la bouteille. 

Il vous donnera également de précieux conseils pour le service du vin. Vous pouvez lui demander ce qu’il a de frais si vous souhaitez du champagne ou du vin blanc à offrir le soir même et vous conseiller sur la température pour déboucher et/ou carafer la bouteille quelques heures avant de passer à table.

Ils peuvent aussi vous orienter sur un accord met/vin si jamais un ami vous dit : « Ce soir c’est Tartiflette, ramène une bouteille! » Eh bien au moins vous saurez qu’il est préférable de ramener du vin blanc sec, d’Alsace pourquoi pas etc… plutôt que de vous lancer dans un rouge qui tâche à la supérette…. 

Au moins vous savez ce que vous buvez et il y a de grandes chances pour que ce soit correct, voir bon 🙂 et à l’occasion… plus vous y allez et plus vous aurez de chance de vous faire un nouvel ami! 

2- AVEC    UN    VERRE    ADAPTÉ     TU     LE     DÉGUSTERAS …

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Pour ceux qui veulent un rapide cours sur les verres …

Le principal c’est d’abord un verre à pied pour déguster et apprécier le vin. Tenir le verre par la tige et non pas par le gobelet (vous réchauffez le vin). 

Ce verre à pied vous permettra aussi de faire « tourner » le vin et l’aérer afin de l’oxygéner et révéler ses arômes. 

Le plus simple est donc un verre polyvalent comme celui ci. Un buvant resserré pour y plonger son nez, faire tourner le vin sans le faire éclabousser partout et surtout apprécier le breuvage à sa juste valeur. Si vous voulez vous prendre un peu plus la tête et dépenser de l’argent dans les boutiques de déco ou vaisselle et autres… quelques autres modèles… 

Ah oui j’allais oublier!

On rince son verre à l’eau très chaude quand on a fini le repas ou l’apéro. Evitez le liquide vaisselle et surtout PAS DE CHIFFON. Je le laisse sécher sur l’égouttoir si possible et je le range tête en HAUT dans mon armoire.

En bas elle prend l’odeur du bois ou de la cire de votre meuble et après ça pue… et quand vous vous servez la fois suivante cette mauvaise odeur peut parasiter complètement la dégustation. 

3-…  ET  À     LA    DÉGUSTATION     TU   T’  EXERCERAS

Ça n’est pas qu’un exercice de style ou un moyen de rigoler 5 minutes pour se moquer des pros du vin… ça aide vraiment! 

1- ON REGARDE LE VIN.

 C’est l’ étape « visuelle ». Sa couleur, il brille, il est terne, il est trouble il est limpide… cette étape vous permet d’en connaître un peu sur le vin…

La couleur, la robe évolue avec le temps.. avec l’âge… 

Pour les rouges, la robe d’un vin jeune sera plutôt violacée alors que celle d’un vin très âgé aura des tons brique.

Robe des vins rouge : violet, rubis, grenat, brun

Pour les vins blancs, un vin jeune présente des reflets vert pour devenir ambré pour les plus âgés.

Robe des vins blanc : citron, or, ambré, brun

Pour les rosés, un rose violacé est un signe de jeunesse alors que s’il vire sur les tons orangés il sera plus âgé. 

  1. ON LE SENT. 

C’est « l’olfaction« . 

On y va FRANCO. On plonge son nez dans le verre et on hume le vin, comme un gentil toutou. 

Pas une grande inspiration où on sature ses narines et son odorat mais de petites inspirations comme le chienchien à sa maman. 

Et là -> IMPRESSION: essayer de déterminer certains arômes ou souvenirs « olfactifs ». 

Exemple: Ça sent la rose, la framboise…. ou alors ça sent la brioche, le pain ou le sous-bois. 

Ne chercher pas forcément à identifier immédiatement des arômes précis mais plutôt une tendance, associée à une « famille » d’arômes. 

Familles : floral,fruits verts/rouges/agrumes, épice, végétal, minéral. 

  1. ON LE GOÛTE. 

On passe enfin au plus sympa! vite glouglou!

Une fois le vin en bouche essayez de vous concentrer sur ce que vous ressentez.

Le plus net ce sont les saveurs : acide, amer, salé, sucré. 

Plus c’est acide-> Plus vous salivez une fois le vin avalé.

C’est sur les côtés de la langue que vous le ressentez.

Amer -> au fond de la langue. Certains vins, et ce n’est pas un défaut laisse une légère amertume en fin de bouche. 

Salé -> Oui ça peut arriver. Certains vins minéral ont un côté parfois iodé et laisse une impression de salé sur l’avant de la langue. 

Sucré -> pour les vins doux ou moelleux, c’est sur le bout de la langue que vous le ressentez le plus. 

Un joli dessin de langue pour y voir plus clair… 

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Et on oublie pas!!! on essaie pendant que le vin est en bouche, de le « mâcher » de le laisser se balader dans toute la bouche quitte à faire de légers « gargarismes » ou si on y arrive de laisser passer un filet d’air en inspirant pour réactiver les arômes. 

Enfin, vous pouvez aussi vous demander si ce que vous aviez senti au nez se retrouve en bouche…???? arôme fruits rouge, fruits jaune, floral, épicé… 

Sur les vins rouge le plus souvent, vous ressentirez surtout les tanins du raisin. 

Certains disent « ah c’est râpeux! » Oui bon c’est pas très sexy comme vocabulaire préférez un « Tiens c’est astringent » (plus chic).

Ce sont donc les tanins, situés dans la rafle (la petite branche qui tient les grains de raisin) et sur la peau des raisins, qui apportent la charpente du vin.

Dans les vins jeunes ils sont très présents, très astringents 🙂 alors que dans les vins plus vieux ils s’assouplissent, se fondent et là c’est un délice généralement !

 

4- LES    COULEURS     TU     NE     MÉLANGERAS      PAS

Si vous vous lancez dans un dîner ou si vous participez à une soirée/apéro/tapas etc, le mieux est d’éviter les mélanges..

Pour votre migraine du lendemain et surtout parce que les vins n’aiment pas trop les allers-retours et se « livrent » mieux ainsi.

D’abord les plus jeunes, on finit par les plus vieux. 

Les légers avant les corsés. 

Les secs avant les doux ou moelleux. 

Les blancs et les rosés avant les rouges!

Leur acidité et leurs arômes de fruits blancs et de fleurs se détectent bien plus facilement avant d’avoir dégusté un vin tannique comme un Bordeaux ou un Languedoc. 

Vous pouvez reprendre du blanc en fin de repas, finir sur un blanc pétillant moelleux type Moscato d’Asti ou sur un bourgogne blanc avec le fromage, seule condition, boire un verre d’eau entre chaque vin pour nettoyer le palais des tanins et apprécier de nouveau les arômes fruités du vin blanc. 

5- L’ ÉTIQUETTE      TU     LIRAS 

Bon, si vraiment il est 20h30 et que vous êtes à la bourre pour votre dîner, que le caviste est fermé et que le Franprix est votre ultime recours… on va essayer de trouver une solution 🙂

Déjà on OUBLIE les vins en dessous de 2 et même de 5 euros. Petit prix = gros volume = qualité très médiocre.

Ensuite on choisit sa région, son appellation: Bourgogne, Bordeaux, Alsace, Côtes du Rhône etc…

On prend une AOC  ou AOP (c’est la même chose) Appellation d’origine contrôlée (protégée). 

Si c’est noté sur l’étiquette, « vigneron récoltant » c’est mieux que « négociant » car cela signifie que le vigneron achète du raisin à d’autres viticulteurs et ne cultive pas son raisin. 

Si il y a une médaille… bon parfois ça ne veut rien dire ce sont des « concours » « achetés » mais bon… on peut se dire qu’une médaillée peut être meilleure. 

Choisir les appellations prestigieuses ou les grands crus -> oui pourquoi pas, mais si c’est hors de prix et qu’à côté vous avez un vin de la même appellation mais moins cher… tentez le coup…

Exemple: un Bourgogne Côtes de Nuits à 26 euros la bouteille et à côté un Mâconnais ou Chalonnais  à 12 euros… ça peut être un bon compromis. 

Dernière petite astuce: téléchargez l’application Vivino sur votre smartphone. C’est génial! Vous prenez en photo l’étiquette du vin et vous aurez les notes et commentaires de personnes l’ayant déjà goûté, un plus! si vous êtes perdu au milieu du rayon. 

6- TON     AVIS      TU     EXPRIMERAS 

Enfin, nous sommes tous DIFFÉRENTS, donc chacun a sa perception d’un vin, c’est la sienne, point barre.

Ne vous sentez pas mal à l’aise parce que vous ne sentez pas la « cerise griotte » dans tel vin rouge ou l’amertume en fin de bouche etc… dites ce que vous sentez mais surtout ce que vous ressentez… bon bien sûr les bouteilles en supermarchés vous donneront moins d’émotions que choisit avec votre nouvel ami le caviste. 

Suivre son instinct et ses émotions c’est le plus important, il n’y a jamais de mauvaises réflexions sur le vin… le principal c’est de l’apprécier… !